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 Préface...
 Parçay-meslay 1939...
 L'armée allemande...
 Credits...
 
     

PREFACE

DC 3 américains – Janvier 1945Ouvrage réalisé en 1995 d’après une idée collective afin de compléter un document écrit par Pierre JAMONEAU avec l’aide de 10 Parcillons dont les noms suivent :
Pierre GAUTIER, Guy GATAY, Pierre LEVIONNAIS, Robert GILET, Gabriel GASNIER, René BORDIER, Jacques COSNIER, Alexandre BLANCHARD, Jacques GAUTIER et Bernard GAUTIER..
Document qui relatait surtout la vie de la Base Aérienne.

Nous avons voulu en 1995, année du Cinquantenaire de la Libération, retracer les grandes lignes de la vie du village de Parçay-Meslay pendant la triste période de 1939 à 1945, et surtout faire ressortir, qu’à part la disparition d’un de nos soldats sur le front en 1940 il n’y eut à Parçay-Meslay aucun blessé ni tué pendant l’occupation, malgré notre position vis à vis de la Base Aérienne occupée par les Allemands, alors qu’il y eut de nombreux blessés et morts sur Sainte Radegonde et Saint-Symphorien.

La rédaction de cet ouvrage fut possible grâce à la participation de 56 personnes qui ont fouillé leurs souvenirs et retrouvé des photos et documents que vous allez découvrir au fil de ces pages.

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PARÇAY-MESLAY 1939 : UN VILLAGE DE 662 HABITANTS
MESLAY : la grange, le portail et le châteauTotalement agricole et viticole, une soixantaine d’exploitants y vivaient normalement. On y cultivait le blé, l’avoine, très peu l’orge, les pommes de terre, les prairies naturelles et artificielles pour les vaches laitières (environ 400 et autant de chèvres). On vendait le lait, le beurre et les fromages.
Quelques 150 cochons étaient tués chaque année. Il y avait aussi les lapins et de nombreuses volailles qui meublaient les cours de fermes et les champs alentours.
Les petits exploitants faisaient du maraîchage et vendaient leurs produits sur les marchés de Tours. Enfin le vignoble où l’on récoltait le Vouvray, mais surtout le vin rouge de cépage Grosleau qui était consommé et vendu comme vin de table.
Sept cafés animaient la commune :
l’Hôtel des Voyageurs (actuelle pharmacie) tenu par M. et Mme GAUTIER Maurice
le Café de la Place (sans changement) tenu par M. et Mme TROCHU
le Bar de l’Aérogare (sur la base) tenu par Mme LEBOËTE
la Guinguette sur la CD 129 dans la base au camp nord, tenu par M. et Mme HELION
le Café des As sur la RN 10 (en face du portail fermant l’entrée des soutes à essence)
« Tout vent » une buvette sur la RN 10 (dans l’actuel échangeur A 10) tenu par M. SIROP
le Rendez-Vous des Chasseurs sur la RN 10 en face des transports Laurent. La maison existe encore, tenue par M. HUET.
Deux épiceries : une qui existe encore au même emplacement (55 rue de la Mairie), tenue par M. et Mme GAUTIER Marcel, et l’autre au 62 rue de la Mairie, tenue par Mme BRIBARD
Un boucher charcutier de Notre-Dame-D’Oé qui, plusieurs jours par semaine, tenait boutique au 2 Place de l’Eglise (M. BRUERE)
Un bureau de tabac, sabotier, journaux locaux et régie au 1 Allée du Bourg tenu par M. et Mme BOUTET.
Un laitier, primeur : Joseph GAUTIER au 4 rue de la Croix Hallée.
Un tonnelier marchand de vin au 39 rue de la Mairie (Paul. COSNIER).
Un maçon : Louis DURAND.
Un couvreur : Robert COQUIER, rue de la Pinotière.
Deux maréchaux :
un avec le Café de la Place : M. TROCHU
l’autre au 62 rue de la Mairie : M. BRIBARD (il y avait environ 150 chevaux sur la commune).
Un marchand de charbon : M. GAUTIER Paul, rue de la Pinsonnière.
Un bureau de poste tenu par M. BARILLET.
Un volailler : M. DUPUIS.
Une lingère-bonnetière : Mlle Gabrielle ERNOU.
Quatre couturières, Mlles ARNOULT, BLOT, DURAND, POUJET.
Un courtier en grain et engrais : Marcel GAUTIER.
Un syndicat agricole, distribution d’engrais.
Un syndicat de battage, batteuse électrique.
Une usine d’aviation (Bloch) était en construction (actuellement Transports LAURENT sur la RN 10) qui fût arrêtée par la guerre.
 
L'aéroclub et l'aérogare qui se trouvaient à proximité de l'actuelle antenne radar
Et puis quelque chose de très important pour l'époque :
un Aéro-club (Air Touraine) avec de nombreux avions, planeurs, et vol à voile.
Une aérogare avec une ligne aéropostale régulière exploitée par la Cie Air Bleu qui volait sur des avions Caudron-Renault "SIMOUN".
C'est à l'Aéro-Club Air Touraine qu'ont débuté les premiers poux du ciel, propulsés par des moteurs de moto, précurseurs des ULM actuels.
Parçay-Meslay c’était aussi une école publique mixte (groupe scolaire actuel), une école libre de filles (actuelle salle de musique) et une école libre de garçons, continuité de la salle St Pierre.
C'était aussi deux groupes de Théâtre, un à 1'école publique qui donnait ses séances dans les classes et l'autre (APEP:Association Parcillonne d'Education Populaire), qui jouait dans la salle St Pierre.
La société Musicale était en pleine activité avec une quarantaine de musiciens.
L'Avionnette, fondée en 1925, donnait dans la gymnastique masculine uniquement, pour les enfants et les adultes.
Et enfin une Société de Tir au fusil de Guerre, qui a forcément disparue à l’arrivée des Allemands.
Deux grandes et belles fermes étaient situées dans l'actuelle base :
La Pécaudière (Famille TULASNE) près de l'antenne radar où il ne reste plus qu’une fosse
CHIZAY (famille BODIER) située près de la butte de tir au camp Nord.
Le château de Meslay, très beau manoir du 13ème siècle, qui complétait à merveille l'ensemble Grange-Portail et ferme fortifiée que l'on connaît aujourd'hui.
La liaison la plus rapide avec TOURS était le C.D 129 (que nous avons refait jusqu’à l’échangeur de Ste Radegonde) qui passait à la Charonnerie, desservait la ferme de la Pécaudière, l’Aérogare, la ferme de Chizay et retombait sur la RN 10 au portail des soutes à essence.
Le clocher venait d'être refait entièrement par le couvreur du village M. COQUIER, qui termina son chantier en posant, au faîte du clocher, une girouette représentant un drapeau Bleu/Blanc/Rouge. Ce qui fit que, pendant toute la guerre, Parçay-Meslay, fut sûrement la seule commune à être pavoisée pendant que les avions allemands décollaient à 150 mètres à sa gauche.
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L’ARMEE ALLEMANDE : ARRIVEE ET INSTALLATION
Le samedi 15 juin 1940, vers 19 heures, des avions allemands bombardent le camp de Parçay. Une bombe tombe sur la maison d 'habitation de la ferme de la Pécaudière, ne faisant que des dégâts matériels : la ferme ayant été évacué quelques heures avant.
Le 18 juin 1940, jour d'appel du Général de Gaule, les premiers avions allemands atterrissent sur le camp de Parcay-Meslay en évitant les trous de bombes qu'ils avaient faits quelques jours avant. L'armée allemande est arrivée par la RN 152 et la RN 10, motards, chenillettes, side-cars, camions, mais aussi et surtout dans Parçay, des chars à quatre roues, attelés de deux chevaux et des hommes à bicyclette
Aussitôt les réquisitions commencent : hangars et granges, pour y installer des chevaux avec leurs charretiers (obligation aux Parçillons de nourrir les chevaux).
Pour les hommes de troupe et les officiers, réquisition :
du Château de Meslay pour y installer l’état major
de la salle St Pierre avec la Salle de l’école libre des garçons
de l’école libre Ste Bernadette
du Château de M. PINON
du Café de la Place
de l'Hôtel des Voyageurs
et quelques chambres chez des particuliers
Le grenier du bureau de poste fut transformé en prison pour la garnison militaire et, dans la cour et les remises de la boucherie actuelle (NDLR : en 1995. Au 49 rue de la Mairie aujourd’hui bureau d’étude) les cuisines roulantes furent installées.
Des Etats de cantonnement de l'armée allemande du 8 octobre 1941 donnent les résultats suivants, uniquement sur la commune de Parçay-Meslay :
33 officiers et hommes de troupe
69 chevaux
et l'occupation de 70 garages.
Un recensement des automobiles en vue d’une réquisition allemande, le 14 août 1940 : 53 camionnettes et 9 voitures de tourisme.
Tout cela sous la contrainte, mais sans trop de problèmes si ce n'est les quelques fusils de chasse cachés dans les tas d'avoine ou de fourrage réquisitionnés par les allemands et qu’il fallut changer de cachette très discrètement.
Le couvre feu de 22 heures fut imposé immédiatement et des patrouilles militaires, au bruit de bottes que personne n'a oublié, se chargeaient de le faire respecter.
Les allemands commencèrent à organiser le camp d'aviation en construisant deux pistes, fin 1942 (le blocage de ces pistes fut assuré par la démolition de l'Aérogare et de la Pécaudière avec sa grange du 13ème siècle), une nord-est, et une au sud-ouest de 1325 mètres qui existe encore et qui sert de parking aux avions actuels.
Les grands hangars du camp nord jugés trop vulnérables en cas de bombardement ne furent pas très utilisés. Une quarantaine de hangars individuels dispersés autour du camp et reliés entre eux par des pistes cimentées, furent rapidement construits.
Dormier 17 équipé de moteurs diesel (bombardier)La défense anti-aérienne s’organisa avec des batteries de canons de 20 millimètres à quatre tubes et tir rapide à proximité immédiate de la base (Pécaudière – Chizay – Marsaulés – croix Hallée) et un peu plus tard des grosses batteries de 88 à 105 à la Croix Hallée, à la Billardière et à Mont-Gouverne (Rochecorbon).
Les arbres de la RN 10 furent abattus afin de permettre aux avions de quitter la base en cas d’alerte pour aller se disperser dans les champs et, éventuellement, aux chasseurs de décoller.
Le bois de Meslay (50 ha environ) fut réquisitionné et les allées empierrées afin de permettre le passage de gros camion. Les Allemands y installèrent le dépôt de munitions et de bombes nécessaires aux avions qui, tous les soirs, partaient bombarder l’Angleterre.
Une dizaine de caves, rue de la Mairie (dans la Vallée) furent réquisitionnées pour entreposer de l'essence en fut de 200 litres, des moteurs d’avions et des pièces détachées destinées à la réparation des avions.
Vers 1943, la ferme du Petit Meslay, sur la RN 10 (à proximité de l’échangeur A 10 actuel) fut elle aussi réquisitionnée pour y installer un atelier de réparations et de révisions des chasseurs Focke-Wulf 190.
Un camp factice fut implanté sur les terrains de la ferme de La Chute à Chanceaux-sur-Choisille pour l’entraînement en piqué avec sirène des bombardiers (Junkers 87 ; Stukas) qui lâchaient des bombes en ciment équipées de fumigènes, sur des avions en bois.
Il y eut aussi sur la base des exercices de remorquage de planeurs. Des avions "DORNIERS 17" tiraient un ou deux planeurs qui pouvaient transporter une vingtaine d'hommes chacun. Il y eut de nombreux accidents. Ces essais étaient sans doute fait en vue de l'invasion de l'Angleterre.
A partir de 1942, toute la base aérienne fut mise en culture par les Allemands (des choux, des tomates, des pommes de terre, de l'avoine et de l'orge, stockés après les moissons dans la grange de Meslay) ceci pour améliorer leur ordinaire.
Malgré tout cela, la vie des Parçillons s’organisa tant bien que mal sous cette oppression et avec la crainte générale causée par quelques officiers arrogants.
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SITE OFFICIEL DE LA MAIRIE DE PARCAY MESLAY
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